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Campagne de Caux > Tourisme & Loisirs > Eglises > ANGERVILLE-BAILLEUL

ANGERVILLE-BAILLEUL

Église d'Angerville Bailleul

HISTOIRE(S) EGLISES SAINT-MÉDARD

Angerville-Bailleul a très tôt été occupé par l'Homme, puisque une installation datant du Paléolithique supérieur (-10 000 av. J. C.) a été attestée. Au XIIème s., le nom d'Anseredivilla (le domaine d'Ansered) fait son apparition. On écrit d’ailleurs d’abord Anzerville ou Anserville, avant de voir apparaître (par déformation) Angerville. Le nom de Bailleul ne semble apparaître qu'en 1633 à la suite de l'acquisition en 1543 par Bertrand de Bailleul de la terre d'Angerville.

 

Comme pour la plupart des églises, on ne sait pas grand-chose d'elle au Moyen Age. On sait que c'est l'Archevêque qui est patron de la paroisse, c'est-à-dire qu'il nomme le curé sans que celui-ci lui ait été présenté par le principal seigneur du lieu. Ce droit de présentation, très recherché car il impliquait également des rétributions financières, lui sera de nombreuses fois contesté par différents seigneurs et par le roi et donnera lieu à de nombreux procès. Ainsi, Robert de l'Aitre sera débouté en 1272, Jean Commin, sieur de la Londe en 1320, le roi en 1322, Thomas de Thiboutot en 1360, le roi une nouvelle fois en 1377.

 

A l'extérieur :

Église d'Angerville

La Tour-Porche

De l’église du XIIIème siècle, il ne reste rien. Comme de nombreuses églises de son temps  elle devait être composée d’une nef et d’un chœur reliés par un clocher ou tour lanterne. On ne sait pas quel accident de l’histoire a amené à construire la tour au bas de la nef au XVIème siècle, mais il est probable qu’il y ait eu conflit entre les paroissiens et le curé.

En effet, la nef étant financièrement entretenu par la Fabrique et le chœur par le clergé, il y avait souvent conflit quand le clocher, situé entre les deux, devait être refait. Ces conflits se sont souvent soldés par la prise en charge des travaux par les paroissiens qui décidaient alors de transférer le clocher dans « leur partie », c’est-à-dire le bas de la nef.

Quand Bertrand de Bailleul achète les terres d’Angerville en 1543 (suite à son anoblissement en 1502), peut être trouve-t-il l’église en si piteux état qu’il décide de participer à sa restauration. Il fait bâtir la tour du clocher.

Cette tour-porche soutenue par 4 contreforts d’angles étagés est construite en blocs de pierre de Pétreval, à trois niveaux, dont le dernier, abritant les cloches, est percé de fenêtres jumelles en façade et à l’arrière et d’une seule fenêtre de chaque côté. La petite tour octogonale au sud est couverte en pierre et abrite l’escalier en vis du clocher.

La porte d'entrée de l'église d'Angerville

La porte d’entrée, en plein cintre mouluré dans le goût du XVIIème siècle est surmontée d’une grande rosace en pierre sculptée, soulignée par la moulure du larmier qui en épouse le cintre.

 

Le clocher en pierre vient couronner la tour au XVIIème siècle. La flèche est percée de quatre lucarnes dont on distingue les frontons de pierre moulurée du XVIIème siècle. Elle est cantonnée aux quatre angles de la tour par des pinacles en boule.

Ce clocher accueille en 1857 une cloche de 800 kg offerte par la famille de Bailleul. Il est restauré par l’entreprise Lanfry en 1998. Grâce à cette restauration, la cloche de 1857 sonne toujours.

 

La nef

Une grande partie de la nef est restauré au début du XVIIIème siècle (vers 1706-1707) tout en conservant quelques parties anciennes.

Un soin est apporté dans la décoration extérieure. Ainsi la nef, au sud, présente un appareillage de pierre et est agrémenté de petits tableaux de silex blanc taillés dans le style Renaissance en Normandie. Les 4 fenêtres sont toutes différentes. Celle qui est plus proche du chœur est une grande verrière ogivale à trois lancettes et à trois oculus quadrilobées est dans le style du XIVème siècle.

Au nord, le mur est comme la tour en pierre de Pétreval et les trois fenêtres, semblables sont du XVIIème s.

 

Le chœur

A l’image de la tour-porche, le chœur est refait au milieu du XVIème siècle. Le chœur est en appareil de silex blond taillé. Le chevet de l’église, à pans coupés, abrite la sacristie.

 

La chapelle funéraire des seigneurs de Bailleul

« Dans la commune d’Angerville-Bailleul, l’église renferme une pierre tumulaire gravée en creux. Beaucoup de personnes croient qu’elle couvre les cendres du faible et malheureux Jean Bailleul ou Baillol, roi d’Ecosse, et, par suite de cette opinion, pensent voir des membres de la famille de ce monarque dans les figures de donateur peintes sur les vitres de cette église. C’est une erreur : mon honorable et savant confrère, M. le marquis Le Ver, si riche en documents et en titres du Moyen Age, possède un aveu de Jean Bailleul, où ce prince se donne lui-même les titres de roi d’Ecosse et de sire de Bailleul en Vimeu. D’ailleurs outre qu’il n’y a point d’identité entre ce dernier et Angerville-Bailleul, où se trouvent la tombe et le vitrail que nous venons de mentionner, la famille à laquelle se rattachent ces monuments quoique non moins ancienne que la race royale des Bailleul, ne porte pas les mêmes armes que cette dernière.[1] »

La famille de Bailleul du pays de Caux est issue de Pierre de Bailleul, écuyer en 1509 et seigneur de Saint Mauville (Saint-Maulvis). Il a été anobli le 3 février 1502. Alors que de nombreux nobles tirent leur titre du métier des armes, Pierre de Bailleul semble être l’héritier d’illustres guérisseurs de membres estropiés. La famille avait une telle habilité qu’elle jouissait d’une renommée extraordinaire. On trouve ainsi en 1493, à propose d’un procès criminel en la haute justice de Montivilliers, qu’un Bailleul est venu remettre un membre chez un prisonnier. .Il épouse en 1476 Guillemette de Hareng, dont un fils Jean qui suit.

Jean de Bailleul qui épouse Jeanne Olivier dont deux fils Nicolas et Bertrand qui suivent.

Bertrand de Bailleul, sieur de Poyanne, décédé le 17 juillet 1570 sans postérité. C’est lui qui a fait bâtir de la Château de Bailleul.

Nicolas de Bailleul épouse Marie Hervieu, de cette union naissent plusieurs enfants dont:

Charles de Bailleul, né entre 1534 et 1544 et décédé en 1601, Escuyer, Seigneur de Sainte Marie de Vattetot. Il épouse Marie Martel, plusieurs enfants dont:

Marie de Bailleul épouse le 4 juin 1624 à Angerville-Bailleul, François de Pardieu décédé en 1662, chef de la noblesse en Caux de Normandie et ils ont eu au moins quatre fils dont Jacques Pardieu de Franquesnay vicomte d'Arques (fief situé à Avremesnil, Seine-Maritime)3.

Les alliances de la famille sont les familles de Clères etFamille d'Estouteville.

 

A l'intérieur :

Les stalles, la chaire, le confessionnal, les tabourets de chantres (anciens tabourets réutilisés comme consoles ainsi que les lustres à pendeloque de verre et les statue datent du XIXè s.

Intérireur de l'égliseToujours l'intérieur de l'église

 



[1] M. de la Fontenelle de Vaudoré, Revue Anglo-Française historique et trimestrielle, Tome 2, 1834.



Document(s) disponible(s)

 
     
 

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